La Mutualité Française engagée dans la vaccination anti-Covid-19

La Mutualité a toujours été en faveur de la vaccination. Elle considère que la vaccination est un geste de prévention simple qui prouve sa pertinence et son efficacité.

Depuis son invention, la vaccination est le dispositif immunologique qui a sauvé le plus de vies à l’échelle mondiale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’actuellement la vaccination permet d’éviter plusieurs millions de décès chaque année dans le monde. La vaccination a, en effet, permis la quasi-disparition de la variole, la diphtérie, le tétanos, la fièvre jaune, la coqueluche, la poliomyélite et la rougeole.

La Mutualité considère ainsi que le meilleur soin est celui qu’on n’a pas à réaliser, ce que permet la vaccination.

La Mutualité Française engagée dans la vaccination contre la COVID-19

Comment la Mutualité Française est-elle engagée dans la campagne de vaccination contre la Covid-19 ?

La Mutualité agit de trois manières :

> Informer
Pour lever les interrogations et inquiétudes de tout un chacun, elle relaie les informations disponibles aujourd’hui. Plus particulièrement, la Mutualité Française s’attache à rassurer et à souligner l’importance pour chacun de se faire vacciner dans l’objectif de se protéger et de protéger les autres.

> Participer à la campagne de vaccination
La Mutualité est ensuite mobilisée auprès des collectivités territoriales et locales. En articulation étroite avec ces collectivités et les ARS, les acteurs mutualistes participent à la campagne de vaccination dans les territoires. Les centres de santé, les pharmacies et les établissements de santé de la Mutualité Française s’organisent pour accueillir le public pour la vaccination, dès que la campagne prendra toute son ampleur.

> Vacciner au plus vite les plus fragiles
Enfin, la Mutualité est mobilisée dans ses Ehpad et dans les établissements qui accueillent des personnes âgées et en situation de handicap conformément aux priorités de la stratégie nationale de vaccination. Après une campagne d’information, la Mutualité Française a lancé la semaine du 4 janvier la vaccination des résidents et personnels dans ses Ehpad.

Peut-on se faire vacciner dans des établissements mutualistes ?

Dans les Ehpad mutualistes, la vaccination auprès des résidents et des professionnels a d’ores-et-déjà commencé. Les centres de santé, les pharmacies et les cliniques de la Mutualité Française s’organisent pour être des lieux d’accueil du public pour la vaccination lorsque que celle-ci sera étendue à d’autres populations.

Vaccination contre la COVID-19 : les principes directeurs

Pourquoi se faire vacciner ?

La vaccination contre la COVID-19 protégera des complications et de la survenue de formes graves de cette maladie.

Le vaccin est-il obligatoire ?

Non. La vaccination contre la COVID-19 résulte du libre choix de chacun. Le recueil du consentement de la personne s’effectue dans le cadre du droit et des règles habituelles, connues et pratiquées par les médecins en vertu du Code de la santé publique et du Code de déontologie : délivrance d’une information loyale, claire et appropriée ; respect du consentement libre et éclairé de la personne.

Une consultation pré-vaccinale est-elle nécessaire ?

Oui, comme pour toute vaccination. L’objectif de la consultation pré-vaccinale est double. Elle permet d’identifier l’absence de contre-indication temporaire ou définitive à la vaccination. Par ailleurs, elle permet d’apporter les éléments d’informations nécessaires (indications, contre-indications, effets secondaires connus, bénéfice/risque, etc.) pour que la personne puisse exprimer son choix de se faire vacciner ou non.

Combien de vaccins sont disponibles à date en France ?

Plus de 200 vaccins sont en cours de développement avec différentes techniques. Une dizaine est en dernière phase de recherche permettant de connaître leur efficacité. En France, deux vaccins sont disponibles depuis fin décembre 2020 et début janvier. Ce sont des vaccins à ARN messager : celui de Pfizer-BioNTech (nom commercial du vaccin : Comirnaty®) et celui de Moderna.

Qu’est-ce que l’ARN messager ?

Les deux vaccins disponibles sont des vaccins « à ARN messager » ou ARNm. Le vaccin ARNm contient une partie des « instructions » du virus responsable de la COVID-19. Ces instructions permettent aux cellules du corps de fabriquer une protéine spécifique du virus, reconnue par l’organisme. L’organisme réagit alors en produisant des défenses naturelles contre cette infection, mais sans que la maladie se développe. Et cet ARM messager disparaît du corps quelques heures après l’injection.

La technologie « ARN messager », du fait de sa nouveauté, est-elle fiable ?

Les vaccins à ARNm font l’objet de recherches depuis plus de 20 ans, notamment pour les maladies du cancer.

Ces vaccins sont-ils sûrs ?

Les vaccins contre la COVID-19 autorisés en France ont fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché après une évaluation de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Les tests sur les volontaires ont montré que les vaccins étaient à la fois sûrs et efficaces : ils assurent une protection de 95% pour le vaccin de Pfizer-BioNTech (NB : Comirnaty®) et 94% pour le vaccin de Moderna contre la COVID-19, y compris les formes graves, à l’issue des deux injections.

La vaccination protège-t-elle à vie de la Covid-19 ?

Non. Pour l’instant, la durée de protection par le vaccin est estimée à plusieurs mois.

La vaccination entraîne-t-elle des effets secondaires ?

Comme d’autres vaccins, des effets indésirables peuvent se manifester après la vaccination, dans les premières 48 heures : douleur à l’endroit de l’injection, fatigue, maux de tête, fièvre… Toutefois, ces troubles sont passagers et disparaissent rapidement. Par ailleurs, à l’instar d’autres vaccins, ces effets sont rares et bénins.

Ces vaccins modifient-ils notre code génétique ?

Non, pas du tout. L’ARN messager ne peut pas entrer dans l’ADN : sa traduction en protéine se produit en dehors du noyau de la cellule, zone où se situe l’ADN. De surcroît, l’ARN messager est rapidement détruit après utilisation.

Sources : Ministère des Solidarités et de la santé, Santé Publique France.